Au coeur de mes émotions

..le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant. Marshall B. Rosenberg

CNVAh… communiquer dans le respect, interagir avec bienveillance, écouter l’autre sans jugements.. C’est beau et apaisant n’est-ce pas? Hé bien, forte du bien fondé de la chose je me suis précipitée sur l’occasion qui se présentait à moi; celle de participer à une formation de CNV! J’avais déjà pas mal lu sur le sujet et lu ce que des copinautes en disaient. Pourtant je dois avouer que je ne m’attendais pas à « ça »! Je vais m’expliquer hein.. Déjà je suis arrivée avec une demie heure de retard, ce qui n’est pas nouveau mais toujours autant déplorable, mais de suite je me suis sentie bien intégrée, forcément je me dis que toutes ces personnes, de toutes âges et cultures parlent le même langage que moi et pas que le français, mais celui qui s’apprend au plus profond de soi; le langage de l’âme. Nos âmes étaient là pour être explorées par nous-mêmes.

Comme dans (je pense) tous les groupes, on fait sa présentation et on développe nos motivations (c’est là que j’ai compris qu’on avait un langage commun). Ensuite on a droit à de la théorie et quand vient le moment de travailler en groupe de deux par deux et de livrer une histoire qui nous chamboule mais pas trop (on est pas chez le psy), ça commence à se compliquer pour moi.. Comment me livrer à unE inconnuE? Comment lire ou dire son histoire sans verser sa larme?.. J’ai préféré lire mon histoire tel un robot, d’un trait! Et puis c’était à mon tour d’écouter l’hisoire de la personne en face de moi sans l’interrompre, sans jugements.. jusque là tout roulait.. Puis je devais lui poser des questions « ouvertes » sans émettre une seule suggestion. Cata! Même si au bout la personne a mieux su cerner son « blocage », ce n’était pas ce qui était attendu. Il y a eu suggestion et ça c’est pas bien.

Je suis une personne qui sait écouter mais qui ne sait pas rester « neutre ». Je me sens investie de pouvoirs guérisseurs, une « superman » qui voudrait abolir la souffrance de l’autre. Ça je l’ai bien ressenti. Je suis sortie de cette première journée avec un sentiment d’insatisfaction mais aussi de besoin de découverte! Accueillir ses émotions et en définir ses besoins est quelque chose dont on a pas l’habitude, le stress de la vie quotidienne, on a mille et une chose à faire, et si des personnes sont comme moi à tendance à s’oublier, comment être à l’écoute de soi? De ses besoins? Je compte énormément sur la CNV pour me retrouver moi. C’est d’abord pour moi que je le fais. Parce-que je le vaux bien!

Je remercie Mme P. formatrice de l’IFMAN de Nancy, l’équipe de l’association CoToitNous et le SEL de Moselle Centre pour leur accueil et gentillesse.

 

 

survolez l’image

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestmail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *